Bilan 2020 du programme d'aide aux riverains

Enfin, le rythme d’instruction et les procédures ne sont pas du tout les mêmes. Puisque les calendriers sont très différents, il ne faudrait pas que les aides à l’isolation thermique souffrent du calendrier des aides à l’insonorisation ou inversement.

QUEL BILAN TIREZ-VOUS DE L’EXPÉRIENCE DE PRÉSIDENTE DE LA CCAR ?

Le bilan que j’en tire c’est qu’un aéroport, une plateforme aéroportuaire, est un équipement à double tranchant dans son environnement. Bien entendu, il est utile pour un territoire car il créé des emplois et alimente son économie, mais sur un espace qui est beaucoup plus large que celui sur lequel la nuisance se ressent. Autrement dit, la périphérie immédiate supporte une gêne réelle, sonore mais aussi de pollution de l’air, pour un ensemble beaucoup plus large qui bénéficie des avantages produits par l’aéroport. Le rôle des pouvoirs publics et de l’exploitant est d’intégrer cet équipement dans son environnement en atténuant le plus possible les gênes. Il s’agit de trouver un point d’équilibre entre des impératifs parfois contradictoires - les nuisances et la création de richesse. Le rôle des instances de concertation que sont la CCAR et la CCE est ainsi de permettre la création de richesse tout en limitant les nuisances.

QUELS SONT LES AXES D’AMÉLIORATION QUE VOUS IDENTIFIEZ ?

Une réflexion a été conduite sur la possibilité de couplage des aides à l’insonorisation et des aides à l’isolation thermique de l’ANAH qui est un opérateur de l’État. Ce n’est pas si facile à mettre en œuvre parce qu’à la différence des aides à l’insonorisation, les aides à l’isolation thermique ne sont pas du tout zonées. Cela signifie qu’il faudrait croiser les critères applicables. L’assiette des dépenses n’est pas non plus la même, avec parfois une grande difficulté à distinguer ce qui peut relever de la protection contre la gêne sonore de la protection contre le froid.

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S’ENGAGER ENSEMBLE POUR LES ENJEUX DE DEMAIN

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